L'russe
L'anglais


chapitre 1

Albanie Caucasienne. Imitations de pièces Hellénistiques
(IIIe s.av.n.è. - Ier s.)

 

 chapitre 2

Prototypes d'imitations Albanaises, monnaies en circulation dans l'ancien Azerbaïdjan à Atropatène et en Albanie Caucasienne (IVe s.av.n.è. - IIIe s.)

 

chapitre 3

Monnaies frappées ou ayant circulé en Azerbaïdjan aux
IIIe-VIIIe s.

 

chapitre 4

Monnaies des états féodaux Azerbaïdjanais (IXe-XIe s.)

 

chapitre 5

Monnaies des seigneurs féodaux Azerbaïdjanais de la période de la «crise de l'argent» (XIe-XIIIe s.)

 

chapitre 6

Monnaies «d'occupation», battues en Azerbaïdjan par des envahisseurs (XIIIe-XIVe s.)

 

chapitre 7

Monnaies des états féodaux de l'Azerbaïdjan
(XVe -XVIe s.)

 

chapitre 8

Monnaies frappées ou ayant circulé en Azerbaïdjan aux XVIIe-XVIIIe s.

 

chapitre 9
Monnaies des khanats de l'Azerbaïdjan septentrional, XVIIIe-XIXe s.
chapitre1 chapitre2 chapitre3 chapitre4 chapitre5 chapitre6 chapitre7 chapitre8 chapitre9
Les monnaies
antiques
et
médiévales
de l'Azerbaïdjan

A en juger d'après les trouvailles locales sur le territoire de l'Azer­baïdjan, les premières monnaies datent de l'époque d'Alexandre le Grand. C'étaient des drachmes et des tétradrachmes en argent et après sa mort et le partage de son empire des monnaies d'argent des Etats hellénistiques (Séleucie, Parthie, Bactriane, Pont, etc.) et de diverses villes de l'Antiquité (Athènes, Rome, etc.).

A partir du IIIe siècle av. n.è. parallèlement à une circulation active de monnaies hellénistiques, on note en Azerbaïdjan une frappe locale importante à Atropatène et en Albanie caucasienne de monnaies d'argent qui imitaient celles d'Alexandre le Grand, des rois de Séleucie et de Parthie. Ces monnaies marquent le début d'une frappe officielle en Azerbaïdjan qui à cette époque disposait déjà d'un potentiel économique certain et entretenait des relations étroites avec la culture hellénistique. Ces pièces imitées composent souvent l'essentiel des trouvailles de monnaies antiques en Azerbaïdjan. On les rencontre très souvent au cours de fouilles archéologiques sur le territoire occupé dans le passé par l'Albanie caucasienne.

L'histoire des relations commerciales et monétaires en Azerbaïdjan au cours du Moyen Age est caracté­risée par la découverte de nombreux trésors composés de drachmes en argent de la Perse des Sassanides et de pièces frappées en Azerbaïdjan à Nakhitchevan, Bakou, Derbent, Partava (Barda), contenant de l'argent byzantin. On peut voir dans cette disparité le reflet d'une lutte entre les grands royaumes de l'Orient pour la domination de la Transcaucasie aux VIe-VIIe siècles.

 

La conquête de l'Azerbaïdjan au VIIe siècle par les Arabes et son intégration après un certain temps à la circulation monétaire du califat ont été marquées par une activisation de la vie urbaine, un épanouissement des métiers et du commerce et par voie de conséquence par l'apparition de nouveaux ateliers de frappe (Balkh al-Baïza, Allazidiïïa, Arran, Djanza, Azerbaïdjan). A partir de la seconde moitié du IXe siècle, lorsque le pouvoir du calife s'affaiblit, les gouverneurs les plus puissants de l'Azerbaïdjan convertissent leurs régions administratives en Etats indépendants, créent leurs dynasties qui s'arrogent le droit de battre la monnaie, le «sikka». La frappe de la monnaie s'intensifie alors dans l'ensemble de l'Azerbaïdjan. Ce sont principalement des dirhams d'Etats féodaux de l'Azerbaïdjan, comme celui des shahs de Chirvan et des Maziadides (à Chirvan), des Sadjides, des Salarides, des Ravvadides, des Cheddadides (en Arran) qui ne couvraient pas uniquement les besoins monétaires locaux (à cette époque la vie culturelle et économique a connu une véritable «renaissance» jusqu'aux XIe-XIIe siècles) mais constituaient une monnaie internationale identique à celle qui circulait dans l'ensemble du califat.

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La vie économique intense de l'Azerbaïd­jan aux IXe et Xe siècles qui se trouvait sur l'un des principaux chemins caravaniers entre le Sud et le Nord est caractérisée par un phénomène économique nouveau à l'époque «la crise de l'argent» dans la circulation monétaire des pays du Proche-Orient, y compris en Azerbaïdjan, lorsque au XIe — début du XIIIe siècle au plein épanouisse­ment de la renaissance orientale, l'argent qui devenait de plus en plus rare est remplacé de préférence par le cuivre pour battre les monnaies.Les pièces en cuivre des collections dont dispose la numismatique azerbaïdjanaise permettent de confirmer toute une série de faits sur des pages inconnues de l'histoire sociale et politique de l'Azerbaïdjan à l'époque du grand Nizami Ghiandjevi.

L'invasion mongole a stoppé pour longtemps la renaissance azerbaïdjanaise, mais la vie économique a repris petit à petit un cours plus actif. Ainsi, un siècle plus tard on comptait en Azerbaïdjan près de 30 ateliers de frappe (Alindja, Ardebil, Aresh, Astara, Babi, Bazar, Bakou, Baïlakan, Barda, Ghiandja, Gheshtasbi, Derbent, Kabala, Kar-kar, Kara-agatch, Kara-bag, Mahmudabad, Maraga, Nakhitchevan, Ordubad, Salmas, Tabrîz, Chabran, Chemakha, Khoï, Urmija), ce qui témoigne du haut niveau de développement des villes et des relations commerciales et monétaires. Les pièces de monnaies battues par les envahisseurs dans ces villes reflètent la situation politique, sociale et économique en Azerbaïdjan au XIVe siècle.

Un nouvel épanouissement de la culture et de l'économie en Azerbaïdjan se rapporte aux XVe et XVIe siècles. Les shahs de Chirvan s'efforçaient de maintenir la paix dans la partie nord de l'Azerbaïdjan. Les produits agricoles y abondent et les pièces de monnaie tenga à haute teneur des shahs de Chirvan circulent dans l'ensemble de la Transcaucasie et jouent le rôle d'un moyen de paiement généralisé. Par contre, au sud du pays en Arran et Azerbaïdjan naissent l'un après l'autre une série d'Etats sous l'égide de dynasties de langue turque (Kara-kojunlu, Ak-kojunlu, Safavides) qui battent une monnaie d'argent et même d'or. Après la naissance, tout au début du XVIe siècle, de l'Etat des Safavides apparaissent des conditions objectives pour le développement de forces productives et de valeurs spirituelles. Le système monétaire des Safavides est basé sur une unité lourde d'argent de 9,4 g qui dans un certain sens se devait de refléter la puissance politique et économique de cet Etat.

Cependant à la fin du XVIe siècle les longues guerres avec les Osmanides à l'ouest et les Chéïbanides à l'est réduisent la puissance des Safavides. Malgré un regain d'activité dans la première moitié du XVIIe siècle,lorsque l'on adopte l'abbassi, une monnaie nouvelle de 7-8 g, les Safavides sont remplacés par les Afsharides. Cette période troublée de l'histoire de l'Azerbaïdjan pleine de guerre et conflits féodaux est fort bien reflétée par les nombreuses caches comportant des pièces de monnaies en argent du XVIIIe siècle des Safavides, Osmanides, Afsharides et Babourides, parfois absolument neuves, sans aucune trace d'usure.

 
Sur le site on utilise les matières du catalogue "Les Monnaies Antiques et Médiévales" publié par le Musée d'Histore de l'Azerbaeïdjan.

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La lutte libératrice du peuple azerbaïdjanais dans la seconde moitié du XVIIIe siècle lorsque se forment des petits khanats féodaux, est marquée d'une frappe anonyme de pièces d'argent et d'or. Cette période se termine par le rattachement de l'Azerbaïdjan à la Russie d'après les traités de Gulistan (1813) et de Turcmantchaï (1828) signés entre la Perse et l'Empire russe. La frappe des khans disparaît et l'Azerbaïdjan est intégré à la circulation monétaire de la Russie.




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de l'Institut de la Societé Ouverte-Fonde de l'Assistance / de l'Azerbaeïdjan.


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